De quoi est mort Mike Brant : ce que l’on sait de sa chute fatale

Mike Brant est mort le 25 avril 1975 à 28 ans, des suites d’une chute du sixième étage d’un immeuble de la rue Erlanger, dans le 16e arrondissement de Paris. La thèse du suicide est la plus répandue, mais personne ne sait précisément ce qui s’est passé dans l’appartement. Cet article détaille les circonstances de la chute, la tentative précédente, les hypothèses en présence et le lieu de sa sépulture.

La cause de sa mort : une chute du sixième étage, rue Erlanger

Le vendredi 25 avril 1975, vers 11 h 15, le chanteur tombe du sixième étage du 6 rue Erlanger, où il rendait visite à une amie. Il a été transporté en ambulance vers l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt.

Il y est déclaré mort à 11 h 40. La cause du décès est donc une chute, et il a succombé à ses blessures pendant le trajet ou à son arrivée.

Né le 1er février 1947, il avait 28 ans. C’est la réponse à la question de l’âge qu’avait Mike Brant à sa mort, et elle explique pourquoi sa disparition a marqué toute une génération de fans.

Une première chute à Genève quelques mois plus tôt

Cinq mois avant, le 22 novembre 1974, Mike Brant avait déjà chuté du cinquième étage de l’hôtel de la Paix, à Genève. Il avait survécu avec un traumatisme crânien et une double fracture de la jambe.

Selon le récit rapporté par Wikipédia, cette chute ferait suite à une dispute avec son producteur. Le chanteur aurait ensuite parlé d’un moment de folie. Cet épisode pèse sur la lecture de la mort de 1975, car beaucoup y voient une première tentative de suicide.

Suicide, accident ou crime : les hypothèses sur sa mort

Les sources consultées ne rapportent aucune conclusion judiciaire détaillée. Aucune version n’est donc établie de façon définitive, et sa mort reste matière à controverse.

La première hypothèse est celle du suicide, défendue par une partie de son entourage. Elle s’appuie sur la dépression du chanteur, sur son épuisement et sur la chute de Genève.

Façade d'un immeuble haussmannien du 16e arrondissement de Paris

D’autres pistes circulent : un accident, un meurtre déguisé, une dispute qui aurait mal tourné avec un ancien producteur ou encore un lien avec l’espionnage. Ces versions relèvent de la conjecture et aucune n’est étayée par un document public.

Ces zones d’ombre entretiennent le débat. Son producteur Simon Wajntrob est retrouvé mort en 1978 et son secrétaire Alain Krief se suicide en 1984, ce qui nourrit les spéculations sans établir le moindre lien avec la chute de 1975.

Aucun élément public ne permet de trancher entre ces versions, et chaque nouveau récit relance la discussion sans apporter de preuve nouvelle.

Les derniers mois : épuisement et fragilité

Mike Brant enchaînait les tournées et les enregistrements depuis son arrivée en France en 1969. Les récits sur sa fin de vie décrivent un homme épuisé par sa carrière et sujet à la dépression.

Certains chanteurs ont connu le même rythme. Un mot de chanson peut ainsi traverser les époques, comme le montre un mot porté par une chanson dans l’argot actuel.

Les biographes évoquent aussi son isolement et le poids des événements historiques, dont la guerre du Kippour. Ces éléments éclairent son état d’esprit sans prouver ce qui s’est passé le 25 avril.

Qui était Mike Brant : de Chypre aux scènes françaises

De son vrai nom Moshe Brand, il naît le 1er février 1947 à Nicosie, alors colonie britannique de Chypre. Ses parents sont des juifs d’origine polonaise, et sa mère a survécu à Auschwitz.

Scène de concert des années 1970 avec micro et projecteurs

Le 17 mai 1969, à Téhéran, sa voix interpelle Sylvie Vartan, qui l’invite en France. Il arrive à Paris deux mois plus tard, à 22 ans.

Son premier grand succès, Laisse-moi t’aimer, sort en 1970 et se vend à plus de 500 000 exemplaires. Il reste l’un des chanteurs francophones les plus marquants de l’époque, comme d’autres artistes dont on peut lire le parcours d’un comédien français.

Où est enterré Mike Brant et ce qu’il a laissé

Son corps a été rapatrié en Israël. Mike Brant est inhumé depuis le 7 mai 1975 au cimetière Hof Hacarmel, dans le quartier de Neve David, à Haïfa.

La semaine suivant sa mort sort le single « Dis-lui », adaptation française de « Feelings », qui dépasse lui aussi 500 000 exemplaires. Aucune source consultée ne documente le sort de sa succession, ce qui relève de règles générales décrites dans les frais de succession d’une maison.

Ses chansons restent diffusées en France comme en Israël. Une rue de Haïfa porte désormais son nom, et la tombe de Neve David reste visitée par ses admirateurs.